La Migraine

Voici un cas qui illustre les limites de la Sympathicothérapie…

« Je reçois une femme qui souffre de migraines à prédominance droite depuis de nombreuses années. La fréquence de ses crises s’est accrue peu à peu jusqu’à devenir maintenant quotidienne. Les douleurs sont également plus fortes qu’autrefois et gagnant même, depuis quelques temps, le coté gauche du crâne.

Il est inutile de dire qu’elle a essayé tous les traitements possibles et inimaginables : allopathiques, homéopathiques mais aussi l’acupuncture et dernièrement la sophrologie.

Pour pouvoir faire face à ses obligations professionnelles – elle est commerçante-, elle est obligée de prendre tous les jours des doses importantes d’antalgiques. ces médicaments courants, pris par voie buccale, ne la calment même plus suffisamment. Fréquemment, elle doit se faire des injections intramusculaires.

La migraine, résultant d’un trouble de l’équilibre du système sympathique, est l’une des affections où la sympathicothérapie obtient le plus grand nombre de résultats positifs.L’utilisation des huiles essentielles dans cette thérapie aura un effet plus important. Une fatigue pourra également se faire ressentir des la première séance de sympathicothérapie.

Les premières touches nasales sont faites au niveau du cornet supérieur, pour agir sur l’équilibre du système sympathique. Au cours des quinze jours qui suivent cette première séance, la malade ne souffre qu’une seule fois de migraine, d’ailleurs très légère et immédiatement stoppée dès l’absorption d’un antalgique. Cette amélioration est spectaculaire. Vivre plusieurs jours de suite sans migraine ne lui était pas arrivé depuis des années. La deuxième séance se déroule eaactement dans les mêmes conditions que la première. Trois semaines se passent sans aucune crise. cette femme peut supprimer totalement ses médicaments. Elle repousse son rdv de huit jours, se sentant parfaitement en forme, calme et détendue.

Après la troisième séance, il se passe encore quinze jours, pendant lesquels elle na aucune crise de migraine. Elle n’est plus fatiguée, elle se sent beaucoup plus disponible et dynamique. Toutefois, après ce répit, les douleurs réapparaissent et elle doit reprendre des antalgiques. Bien qu’elle soit nettement améliorée par rapport à ce qu’elle ressentait avant sa première consultation, il est bien évident que son état s’est détérioré soudainement pendant ce dernier mois .

Une examen iridologique, c’est à dire de l’iris de l’oeil, révèle la possibilité d’une inflammation au niveau des dents, peut-être provoquée par un abcès sous- dentaire.

Après quelques radios par son dentiste, bien qu’elle ai été régulièrement suivie sur ce plan, elle n’a jamais eu de radios dentaires.

Pendant la quatrième séance, il est pratiqué des touches nasales, toujours au niveau du cornet supérieur mais avec une huile essentielle de thym, très bactéricide. Pendant un mois la patiente ne ressent plus de migraines, mais en revanche, une douleur assez forte s’-installe au niveau du sinus frontal droit. La radio demandée révèle deux kystes sous-dentaires.

La présence d’un foyer infectieux explique l‘échec de toutes thérapies !  La sympathicothérapie qui « court-circuitait » le processus douloureux ne pouvait elle-même avoir une efficacité durable. Elle améliorait l’équilibre du système sympathique mais celui-ci était perpétuellement remis en cause par l’infection dentaire.

Une semaine plus tard la patiente revient consulter : il y a eu une amélioration passagère, puis la douleur revient au niveau du sinus droit. Il est très curieux que l’action de la sympathicothérapie perde ainsi de son efficacité, alors que les premiers soins avaient donné un résultat presque miraculeux.

Le fait d’insister et de lui demander de faire des radios dentaires non plus panoramiques comme auparavant mais dent par dent. A la grande surprise du dentiste et de la patiente, un troisième kyste est mis en évidence. Nous devons attendre l’extraction de la dent et la fin des soins dentaires pour reprendre le traitement de sympathicothérapie.

Deux séances suffisent, enfin, à faire disparaitre entièrement les migraines et la douleur du sinus.Ce cas montre bien la prudence qu’il faut montrer à traiter des symptômes aussi bénins et courants qu’une migraine. Ils sont presque toujours en rapport avec un dysfonctionnement organique.

Quand ce dysfonctionnement est d’origine infectieuse, la sympathicothérapie ne peut en aucun cas en venir à bout. le seul remède est la suppression de la source de l’infection. C’est pourquoi, dans des cas de migraines anciennes, le praticien sympathicothérapeute fera toujours faire, par prudence, des radios dentaires pour dépister d’éventuels abces.

 

 

Sonia Mikaelian Naturopathe Marseille

Cette thérapie n’est pas une médecine miracle mais une technique d’urgence qui permet d’obtenir des résultats beacoup plus rapides que la plupart des méthodes de soins. Elle trouve donc parfaitement sa place au sein de toutes les thérapies existantes ».