Depuis quelques années, dès qu’un symptôme surgit, la majorité des malades ont tendance à consulter d’emblée des médecins spécialistes, sans même faire vérifier leur état de santé par leur généraliste.

Si dans des cas très précis et très graves, la spécialisation est évidemment nécessaire, il est des problèmes courants qui gagneraient à être étudiés avec une vue d’ensemble et non pas spécifiquement.

Prenons un cas par exemple, d’une personne qui se plaint de douleur de la sciatique droite, il semble tout naturel de se rendre immédiatement chez un rhumatologue ! Malheureusement, le traitement prescrit ne la soulage pas. Au contraire, les infiltrations provoquent une aggravation de sa douleur. Celle-ci est localisée en premier lieu au bas de la colonne vertébrale et un peu au milieu de la fesse, gagne la face postérieure de la cuisse, puis descend sur le coté de la jambe jusqu’aux orteils. Cette sensation de brulure tout le long du trajet du nerf sciatique est améliorée par des séances d’acupuncture, mais le résultats n’est pas durable.

Lorsque je reçois cette jeune femme, après un examen iridologique – c’est à dire des fibres iriennes de l’oeil, qui va me renseigner sur l’état général de ma nouvelle cliente-  qui me permet de déceler un état dépressif latent, des spasmes importants, un manque de magnésium et une mauvaise circulation artérielle. Elle reconnait facilement qu’elle est très souvent angoissée, voire dépressive, fatiguée sans raison. Pour elle ces troubles sont liés à sa vie personnelle, soucis endocriniens, problème de diabète, etc etc, elle comprend et admet difficilement que ses symptômes sont liés à un déséquilibre complet de son organisme et particulièrement du système sympathique. Ce système régit les différents organes ; le rééquilibrer est donc primordial.

Pour la première des séances de Sympathicothérapie, des touches nasales sont pratiquées au niveau du cornet supérieur, pas très appuyées pour commencer, cela permet déjà de rééquilibrer le système sympathique et au niveau du cornet inférieur, qui correspond aux vertèbres lombaires, dans le but d’améliorer la sciatique. Bien que les touches soient faites sans adjonction d’huiles essentielles de plantes, cette personne, bien que plus détendue, est très fatiguée après la séance et pendant les quarante-huit-heures qui suivent les soins.

A la deuxième séance, les touches nasales sont reprises de la même façon mais avec une HE de lavande dont l’action est douce et relaxante. Cette fois-ci, les soins ne sont suivis d’aucune fatigue mais elle ne sera pas spécialement détendue les jours suivants. Par contre, sa douleur sciatique disparaît complètement pendant deux jours.

Le traitement se poursuit de la même façons avec des touches nasales au niveau des cornets supérieur et inférieur, mais avec une huile essentielle de thym, très stimulante, et la douleur sciatique disparait de nouveau. A la quatrième séance, c’est une huile d’origan déterpénée qui est choisie. elle provoque tout-jours des réactions vives, c’est pour quoi il est préférable de l’utiliser en fin de traitement et sur un sujet déjà moins réceptif.

Effectivement, une semaine plus tard, lorsque la cliente revient pour une sixième séance, sa douleur sciatique a complètement disparu. elle ne ressent ni gêne ni brûlure. A l’examen, il ne subsiste aucun point douloureux. même les fameux points  » Valex »  localisés sur la fesse et la cuisse sont toujours très sensibles au toucher chez une personne souffrant de sciatique, sont parfaitement indolore. Elle se déclare également détendue, elle dort bien et se sent moins déprimée..

Avoir une vue globale de tous les maux dont nous souffrons est, nous le voyons, nécessaire ! en fait, éduquer les malades et même les bien portants, pour qu’ils prennent l’habitude de se considérer comme un « Tout ».

 

Sonia Mikaelian Naturopathe Marseille